Les principes et fondements de l'ostéopathie

"La structure gouverne la fonction"

Chaque structure du corps a une fonction physiologique, chaque fonction entretient une certaine structure et la structuregouverne la fonction. Par exemple, le tube digestif est considéré comme une structure, la digestion comme fonction et laforme (ondulations, villosités, microvillosités, etc.) de l’intestin lui permet cette fonction (digestion, rôle dans l’immunité et le système hormonal…). Le squelette en tant que charpente osseuse, et sa musculature, ont une grande importance, en tant que support des autres systèmes et organes. Ainsi la mobilité naturelle est nécessaire pour un bon et durable fonctionnement des systèmes nerveux, musculaire, circulatoire, respiratoire, etc.

"Le corps doit être vu comme une seule unité"

Concept d’unité et d’interrelations entre les différentes parties du corps : toutes les parties du corps sont reliées, par lavascularisation, le système nerveux, le tissu conjonctif (peau, muscle, ligaments, etc...), le système lymphatique ethormonal. Il s'agit de considérer l’être humain dans sa globalité, rassemblant ses aspects physique, émotionnel, mental, intellectuel et spirituel. L’ostéopathie prend en compte toutes ces connexions entre la structure et la fonction : un organe ne pourra fonctionner correctement que si sa configuration tridimensionnelle est conforme à ce qu’elle devrait être, et inversement.

"Le principe d'auto-guérison"

Le corps dispose de nombreux systèmes de réparation, adaptation, défense ou compensation. Ce postulat de Andrew Taylor Still, créateur de l’ostéopathie, est le fer de lance de l'ostéopathe. A l'image de la cicatrisation de la peau, ou d'un os fracturé qui se reconsoliderait après une fracture, chaque manipulation ostéopathique a pour but ultime de stimuler ces facultés intrinsèques de réparation afin d'obtenir une auto-guérison naturelle chez le patient.

"Le rôle de l’artère est absolu"

Pour qu'un tissu (musculaire, organique, osseux, nerveux,...) fonctionne correctement, il faut que la voie sanguine, venant l'irriguer, soit totalement dégagée de toute entrave structurelle ou fonctionnelle. Pour peu que sa vascularisation soit adéquate et que l’alimentation ait fourni des nutriments qualitativement et quantitativement suffisants.